Sovereignty of and through food: A decolonial feminist political ecology of Indigenous food sovereignty in Treaty 9

By Keira A. Loukes

“Food sovereignty,” a term conceived by peasant agriculturalists in South America, has become ubiquitous worldwide in academic and activist circles advocating for greater local control over local food. Its use has been adopted by various actors in…

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“Food sovereignty,” a term conceived by peasant agriculturalists in South America, has become ubiquitous worldwide in academic and activist circles advocating for greater local control over local food. Its use has been adopted by various actors in North America, most notably by agriculturalists that tend to be small-scale, family-run, or permaculture focussed. While Indigenous food sovereignty has emerged as an adaptation of this concept, ecological, economic, social, and political opportunities and constraints in different locations across Turtle Island make its widespread application challenging, especially in contexts where communities do not want, or cannot (for a variety of reasons) eat exclusively from the land. In addition, “food sovereignty” can become a chimera in contexts where the “Crown” has absolute and final “sovereignty” over the land, which they have demonstrated through multiple enforcements across Turtle Island. Using a decolonial feminist lens within a political ecology community of practice, this paper describes and critiques current and historic framings of northern Ontario boreal forests as variously and simultaneously scarce and abundant. It also analyzes the ways that these framings have been discursively and materially constructed through colonial social, ecological, economic, and political impositions. It asks whether the concept of food sovereignty adequately challenges these constructions. Ultimately, this paper suggests that thinking about Indigenous food sovereignty as sovereignty of and through food may better describe the process, importance, and potential inherent in traditional and alternative Indigenous food harvesting and distribution practices in First Nations communities in northern Ontario, and indeed, beyond.

Le terme « souveraineté alimentaire », conçu par les agriculteurs paysans d’Amérique du Sud, est devenu omniprésent dans les cercles universitaires et militants qui prônent un plus grand contrôle local sur l’alimentation locale. Il a été adopté par divers acteurs en Amérique du Nord, plus particulièrement par les agriculteurs qui tendent à œuvrer à petite échelle, en gestion familiale ou d’après les principes de la permaculture. La souveraineté alimentaire autochtone est apparue comme une adaptation de ce concept, cependant les possibilités et les contraintes écologiques, économiques, sociales et politiques dans certains endroits de l’Île de la Tortue rendent la généralisation de son application difficile, en particulier dans les contextes où les communautés ne veulent pas ou ne peuvent pas (pour diverses raisons) se nourrir exclusivement de produits de leur territoire. En outre, la « souveraineté alimentaire » peut devenir une chimère dans le contexte où la « Couronne » détient la « souveraineté » absolue et définitive sur cette terre, ce qu’elle a démontré par de multiples mesures appliquées sur l’Île de la Tortue. En utilisant une perspective féministe décoloniale au sein d’une communauté de pratique d’écologie politique, cet article décrit et critique les conceptions actuelles et historiques des forêts boréales du nord de l’Ontario qui en ont fait diversement et simultanément des espaces de rareté et d’abondance. Il analyse également les façons dont ces conceptions ont été construites discursivement et matériellement à travers des abus coloniaux de nature sociale, écologique, économique et politique. Il pose la question de savoir si le concept de souveraineté alimentaire remet en cause ces constructions de manière adéquate. En fin de compte, cet article suggère que la réflexion sur la souveraineté alimentaire autochtone en tant que souveraineté de et par l’alimentation peut mieux décrire le processus, l’importance et le potentiel inhérents aux pratiques traditionnelles et alternatives de récolte et de distribution des aliments autochtones dans les communautés des Premières Nations du nord de l’Ontario et, en fait, au-delà.

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Original publication: Loukes, Keira A. "Sovereignty of and through food: A decolonial feminist political ecology of Indigenous food sovereignty in Treaty 9." Canadian Food Studies / La Revue canadienne des études sur l'alimentation, vol. 11, no. 2, 2024, pp. 78-102. DOI: 10.15353/cfs-rcea.v11i2.660. This material has been re-published in an unmodified form on the Canadian HSS Commons with the permission of Canadian Food Studies / La Revue canadienne des études sur l'alimentation. Copyright © the author(s). Work published in CFS/RCÉA prior to and including Vol. 8, No. 3 (2021) is licensed under the Creative Commons CC BY license. Work published in Vol. 8, No. 4 (2021) and after is licensed under the Creative Commons CC BY-SA license. For details, see creativecommons.org/licenses/.

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